mardi 28 décembre 2010

Au 9 ruelle de la Noisette. Auberge, distillerie.




Contexte :
Alex le croisé

Assis sur l'herbe, devant une maison en ruine qui devait être assez grande au temps de sa splendeur, un homme soutenait sa tête d'une main, et de l'autre arrachait quelques brins d'herbes, comme on le fait souvent quand on est enfant. L'homme releva la tête, et devant lui ne s'affichait pas une maison en ruine, mais bien toute une rue, un quartier de Mayenne a l'abandon. Et ce, malgré l'endroit charmant avec le ruisseau passant tout prêt, les bois proche, et de jolies jachères.

L'homme se retourna, regardant la larme a l'œil ce qu'il restait du terrain de soule, on pouvait encore voir une petite cabane délabrée qui faisait office de buvette, a l'époque de la glorieuse équipe des Écureuils. Il se remit face a la maison, et commença a enlever son mantel, et tous les objet encombrant qu'il avait sur lui, il jeta l'ensemble par terre, et se remonta les manches.

Il entra dans cette maison en ruine, qui semble t il était la sienne, en ressorti quelques anciens objets et breloques. La sueur commença a couler sur son visage grimaçant. Il entreprit de jeter tout ce qui pouvait entraver sa rénovation. Et ce jusqu'au jour couchant, où il poursuivit son effort, pour enfin se donner un moment de répit bien mériter, alors que la nuit était complètement tombée.

Pendant plusieurs jours, il travailla dans cette maison délabrée qui devenait de plus en plus, une jolie auberge. Son projet commençait a prendre forme. Son auberge, accompagnée d'une taverne, d'une distillerie de liqueur de noisette, et d'une fabrique de sucette, toujours a la noisette.

Voila maintenant quinze jours qu'AleK, l'homme qu'on avait retrouver, assis devant sa maison, avait travaillé a sa réhabilitation en secret, enfin en secret, on avait tout de même vu la maison passer de délabrée a jolie auberge. Ainsi en ce jour, il sortit l'écusson qu'il apposât a l'angle de l'auberge. Et ouvrit le lieu aux habitants et voyageurs, allumant un feu dans la grande cheminée de la taverne, il attendit que la fumée attire les curieux.





Dimaro

 Le Blondinet, une chope de bois à la main, se promenait dans les rues de Mayenne. Le temps était de saison - parfait pour garder la bière à la noisette fraiche - et malgré les quelques nuages, le soleil perçait chaleureusement. C'est pas que Dimaro craignait la pluie, mais l'eau dans la mousseuse lui donnait des maux de tête ...

Il marchait, marchait .. et fut surprit de constater que sa chope s'était évider plus vite qu'il n'aurait cru. Scrutant son récipient de plus près, il le tourna sous toutes les coutures cherchant une faille ou une fissure dans le bois .. Rien. Que faire ? Plus de carburant ... et il était loin du centre ville où grouillais les tavernes habituelles.


Fichtre ! Publice Scūriolus !

Pas de panique, tout allais s'arranger ! Il lui suffisait de chercher dans sa mémoire une taverne qui fusse excentrée de la place publique ...

EURÊKA ! La troisième mi-temps de Soule !

Il se rappela d'une taverne où l'alcool coulait à flot avant, pendant et après chaque match de soule. Pour sur qu'il y avait passer du temps là-bas. Ni une ni deux il pressa le pas vers la ruelle de la Noisette.

Au fur et à mesure qu'il avançait, son cerveau de blondinet fit le rapprochement entre les évènements actuels et les boutades d'antan ... Le stade avait été rasé se souvint-il ! Pis, il avait entendu dire que c'était toute la ruelle qui avait disparue ... comme ... effacer du cadastre ! - Bizarre tout de même, non ? - Il voulut malgré tout en avoir le cœur net ! Il avait encore la foi - où le foie également - que quelques vestiges y soient conservés malgré tout. Pourquoi pas une ou deux reliques viticoles !?

Arrivé sur place, il pu constater cette ruelle fantomatique ou les ruines se mélangeait à la résistance presque révolutionnaire des battisses. Il commençait a désespéré quand il crue à un mirage ... L'auberge au 9 ruelle de la Noisette était comme neuve !! Telle un diamant taillé au milieu de la roche brute. Un signe divin !

Il s'aprocha et vit son ami AleK, derrière le bar. Un large sourire se dessina sur son visage et Dimaro exalta de joie.


Par la Sainte-Boulasse !! AleK, mon ami ! Tu me sauve la vie !

Lui montrant sa chope vide il reprit.

Serais-tu miséricordieux pour offrir un peu de vitamine à une racine assoiffée ? Qu'a tu à me proposer ? Je bois de tout, sauf de l'eau bien sûr, cela va de soi !


Eva

 L'automne... La soldate, éternelle frileuse, n'aimait pas le froid... mais malgré les frissons qui parcouraient sa colonne, elle appréciait cette saison, de part ses couleurs, son calme... et les premiers feux de cheminée...

Elle était dans cette ville depuis maintenant treize jours, et elle n'avait toujours pas de maison... Elle s'était affairée à chercher un endroit pour installer son bureau, mais désormais il fallait également qu'elle pense aussi à elle et ses enfants...

Elle arpentât les ruelles... Des douces effluves vinrent lui chatouiller les narines... Des noisettes... Une odeur qu'elle affectionnait particulièrement... Elle se laissa guider, abandonnant son idée de chercher une demeure pour l'instant...

Elle arriva devant une auberge, d'allure très accueillante et chaleureuse... Une douce fumée sortait de la cheminée... Elle sourit...

Elle poussa doucement la porte et s'engouffra à l'intérieur... Un large sourire se dessina sur son visage lorsqu'elle aperçu les deux hommes en train de boire une chopine...

Elle s'approcha timidement, ne souhaitant ni les interrompre, ni s'imposer...


"Bonjour vous deux... Je... je peux me joindre à vous?... Enfin... si ça ne vous dérange pas..."






Lame rouge

 Le temps avait passé. Jour après jour. Nuit après nuit. Des semaines, des mois maintenant s'étaient écoulées. Lamerouge avait encore dépéri. Il ne sortait plus en ville que très rarement maintenant, conscient que ses nippes, ses guenilles le désignaient comme un vilain aux yeux des autres. Il faisait parti des proies qu'il avait chassé jadis.

Que ne donnerait-il pas pour faire « disparaitre » ces écœurant villageois, ces sourires gentillets de leur mignons petits visages propres. Il les balafrerai de quelques coups de couteau bien placés.

Comme à chaque fois qu'il songeait à son arme, un pincement acide lui ravagea les entrailles.

Il s'était appauvri à cause des impôts et aujourd'hui plus que jamais, il haïssait ceux qui les ordonnaient, ceux qui les percevaient.

De là, un homme normal aurait été contraint de vendre ce magnifique instrument pour payer sa nourriture. Lamerouge le tueur préférait s'en servir pour mutiler et détrousser ses victimes. Mais sa disette personnelle avait ébranlée ses forces comme elle ébranlait ses dents et une victime s'était transformée en agresseur. Il s'en était sorti, un morceau d'oreille en moins, une cicatrice sur le crâne et un doigt brisé qui s'était mal ressoudé. Mais surtout, délesté de son couteau.

Tel un animal blessé, il s'était retiré dans sa tanière, vivant de ses piètres récoltes et du braconnage auquel il s'adonnait. Mais tout a une fin et cette période la connue en même temps que les stocks d'eau-de-vie du meurtrier.
L'alcool en moins, Lamerouge retrouvait sa soif de mort, sa soif de sang et d'entrailles déversées par une sombre soirée d'hiver. Mais sans outils, un artisan ne vaut pas grand chose.

C'est donc avec l'idée de retrouver son couteau qu'il était revenu à Mayenne. Mais il ne connaissait pas l'identité de sa victime qui s'était rebellée. Une femme, sotte pour avoir agit de la sorte et s'être opposé à son destin, probablement très forte pour avoir su le repousser.

Il en avait aperçu une du genre en se promenant. Elle était entrée dans une sorte d'auberge située dans un quartier à l'abandon, proche de l'endroit où il avait agi publiquement pour la première fois.
Capuche en place il s'était approché de la fenêtre mais sans parvenir à entendre la conversation. Il ne voyait que des ombres.

Sa rage augmenta quand il réalisa qu'il n'avait pas la force de faire le guet pour attendre la sortie de la fille et la suivre jusque chez elle. Il allait devoir apprendre autrement si elle était bien celle qu'il recherchait. Il repris donc sa route, une humeur sombre sur les talons.

Retrouver son couteau, il ne pensait qu'à ça.
À ça et à tuer aussi.
L'envie de meurtre pulsait comme son sang dans ses artères. Faire passer de vie à trépas voilà ce qu'il aimait.
Il sut à ce moment que s'il ne tuait personne ce soir, il se contenterait d'un chat. Il détestait les chats autant que les nobles et les bourgeois.

Qui sait, ce soir, il tuerait peut-être le chat d'un noble...








Le soldat noir

 Longtemps... Trop longtemps qu'il la cherchait... Son visage d'ange, son sourire, celui qu'elle avait affiché lorsqu'elle lui avait donné ce coup de dague qui avait failli lui coûter la vie... Jamais de sa vie, il n'avait subit telle humiliation. Cette longue cicatrice sur son visage noir le lui rappelait sans cesse, depuis cette nuit où cette femme l'avait vaincu...

Il maudissait cette nuit...

Il voyait encore la jeune femme, si frêle, d'apparence si paisible, assise au bord du lac, son épée hors de sa portée... Les reflets de la lune sur l'eau presque immobile... Une proie facile, innocente... Le lieu était propice, calme, personne aux alentours...
Il s'était approché d'elle, elle lui tournait le dos... Il eut à peine le temps de voir son visage qu'elle avait saisit une dague dans sa botte gauche... Un revers, un geste précis, avait suffit à faire tomber le soldat, le blessant grièvement au visage, brisant la dague par la même occasion... Elle plongea son regard dans le sien, sans un mot aucun... A cet instant précis, il grava son visage dans sa tête... Dans un souffle, il réussi à lui jurer qu'il lui fera payer cet affront... Elle lui répondit par un sourire, avant de disparaître dans les profondeurs de la nuit, le laissant là, agonisant...

Trois mois s'était écoulé... Le soldat avait vécu terré dans l'ombre tout ce temps, survivant grâce aux menus vols auxquels il s'adonnait.

Ce soir là, le soldat errait dans une ruelle, sombre, laissée à l'abandon... Là... il sentit son cœur s'arrêter... Elle était là, à quelques pas de lui, s'engouffrant dans une demeure... Il attendit discrètement à l'angle de la bâtisse, la laissant refermer la porte derrière elle... Un rire de haine s'échappa de sa gorge, il allait enfin tenir sa vengeance... Un regard par la fenêtre... Deux hommes se tenait près d'elle. Un détail qui serait vite régler. Rien ni personne ne pourrait l'empêcher de retrouver l'honneur que cette femme lui avait prit cette maudite nuit...
Il poussa la porte de l'auberge d'un grand coup, attrapant au passage sa dague attachée à sa ceinture, s'approcha de la jeune femme d'un pas rapide et lui saisit violemment le bras en hurlant:


"Je te l'avais juré! Je t'ai retrouvé. Maintenant, tu vas payer ce que tu m'as fais!!!!!!!!"


Myrh

 C'est son chez elle.
Les maisons abandonnées sont toutes un peu les siennes. Faut dire qu'quand on a pas d'endroit où aller, on crache pas sur un peu d'confort.
... Ni sur les souvenirs.
L'en a plus vraiment, elle, alors elle s'plonge dans ceux des autres.
Faut bien rêver.
Alors les yeux fermés, elle imagine. Le feu qui crépite dans la vieille cheminée emplie de suie. Les bruits de couverts, les "passe moi le sel" que recouvrent les rires d'enfants. Elle s'y sent bien, ici. Au milieu d'ces lambeaux de vie. De ce semblant de quartier, qu'elle peuple de ses fantômes. Pour vous c'est p't'être qu'une rue à l'abandon. Mais c'est chez elle.

C'était.

V'la qu'ça s'anime, dans le coin. On retape, on défriche, on rénove. Manquait plus que ça. Son refuge est malmené, dénaturé, on chasse ses mirages à coup d'grands bouleversements. Pour un peu, elle en serait toute perdue, la p'tite. Mais elle en a vu d'autres. C'est pas l'premier qui revient à la vie. Alors elle attend. Un jour, deux jours, une semaine. Jusqu'au jour où. Blason posé, cheminée fumante, et v'la les badauds qui arrivent.
Elle devrait partir, elle le sait bien. Rapidement s'enfuir avant que qui qu'ce soit n'la voit. La vagabonde, la squatteuse qui vole les miches de pain sur le marché. Mais la curiosité l'emporte. Se souvenir à quoi ça ressemble, la vie. Celle des autres. Alors à petits pas elle s'approche, jette un œil par la fenêtre entrouverte. Juste à l'instant où un homme attrape une jeune femme par le bras et se met à la menacer. Juste le temps de croiser, en une fraction de seconde, son regard de stupeur. Juste le temps de se souvenir qu'c'est surtout ça, la vie.



Contexte :
Alek le croisé

 La rénovation de l'étage, l'aménagement des chambres allait de bon train. Les meubles qu’Alek avait retrouvé en son chez lui, ceux qui trainaient dans les rues et ceux qu’il s’était permis de récupérer dans les maisons environnantes. Il y a accrocha notamment de jolies tapisseries, qu’on lui avait offert durant ces voyages, c’est sur qu’il n’aurait jamais pu les acheter, ces petites choses inutiles, mais qui vous différencie un noble d’un autre. Enfin il ne cracherait pas dessus ces derniers, c’était bien ceux la, qui lui avaient offert.

Les chambres de l’auberge étaient à présent finies, il ne restait qu’à fignoler quelques dernières choses dans la chambre d’Eva, pour permettre son hébergement, ainsi que celui de toute sa marmaille, présente et arrivante. Car tout le monde l’aura remarqué son bidou, tout gonflé. Puis y restait aussi, sa chambre, car le cellier c’est bien beau, les barriques, les tonneaux, la liqueur, mais le confort. Même les fossés sont plus confortables semble t’il.

En bas, il avait laissé les reines de la taverne a Eva, qui semblait maitrisé le lancer et la glisse de choppes, qui plus est sans en renverser. Il l’avait laissé en compagnie du blondinet, nommé Dim. Il trimait dans les travaux à l’étage, lorsqu’il entendit, la porte de la taverne claquer. Il écouta savoir si c’était un nouvel arrivant ou bien Dim qui partait. Soudain il entendit crier.

--Le_soldat_noir a écrit:

"Je te l'avais juré! Je t'ai retrouvé. Maintenant, tu vas payer ce que tu m'as fais!!!!!!!!"




AleK a ces mots, sauta sur son épée, et descendit quatre a quatre les escaliers. Arriver en bas, il aperçu par la fenêtre, une jeune demoiselle qui avait l’air d’errer icelieu, regardant vers le fond de la taverne, le regard entre stupéfaction et peur. Il tourna le regard dans le même sens, et vit un homme, dague au poing menaçant Eva.

"Messire, pourrais je savoir ce que vous voulez a ma tavernière? Ne croyez vous pas que vous en prendre a une dame désarmée et qui plus est enceinte, soit très honorifique sire?"

AleK essaya le plus possible d'afficher un air calme sur son visage, qui néanmoins hésitait entre peur et rage.





Le soldat noir

 Le soldat se plaça derrière la donzelle, bloqua son bras droit dans son dos afin qu'elle ne puisse se débattre, maintenant sa dague proche de son cou délicat. Elle resta sans voix, probablement effrayée, et était apparemment sans défense. Qui plus est, il constata qu'elle était enceinte. Cette situation provoqua chez le soldat un sentiment jubilatoire. Il allait tenir sa revanche.

"Alors? Tu as peur? Tu ne pensais pas tout de même pas que tu allais t'en tirer à si bon compte ma belle..."

Il n'eut le temps de finir sa phrase qu'un inconscient vint interrompre. Le soldat sentit la colère monter en lui. Il caressa doucement la joue de la jeune femme avec sa lame, tout en plongeant son regard noir dans celui de l'homme qui avait oser le provoquer.

"Je ne vous ai pas demander votre avis, mécréant! J'ai mon honneur à laver. Honneur que cette femme a salie, le jour où elle m'a défiguré et laissé pour mort. Cette histoire ne concerne qu'elle et moi. Je ne laisserais personne me barrer le chemin, vous m'entendez, personne!
Retournez donc à vos affaires, à moins que vous ne souhaitiez que je m'occupe de votre cas à vous aussi... Ou alors, je vous conseillerais d'admirer le spectacle, ça pourrait vous plaire. AHAHAHAHAH!!!!"


Sans lâcher l'imprudent du regard, il commença à descendre sa lame le long du visage de la jeune femme, à longer son cou jusqu'à la naissance de sa poitrine. D'un coup sec, il trancha les liens de son bustier. Il se rapprocha d'elle et lui murmura: "Regardes bien ton homme dans les yeux, je t'autorise même à lui dire adieu, car c'est la dernière fois que tu le verra... S'en est fini de toi ma belle..."





Eva

 Eva discutait tranquillement en buvant une chopine quand un homme fit irruption à l'intérieur de l'auberge. Elle reconnu aussitôt celui qui avait tenté de l'agresser plusieurs mois auparavant... Elle avait à l'époque réussi à le désarmer et à le blesser au visage. Elle avait également brisé l'une de ses dagues, Raisin lui en avait heureusement offert une nouvelle peu de temps après...
Elle n'eut pas le temps d'en attraper une que l'homme bloqua son bras et la menaçait. Elle était tétanisée, paralysée par la peur elle ne pouvait plus bouger... Elle savait que là, le moindre geste lui serait fatal...
Alek avait entendu le vacarme et était descendu. Il tenta une approche calme avec l'homme, mais cela n'avait pas l'air de fonctionner...
Eva sentit la lame froide glisser le long de son visage puis de son cou... Elle se mit à trembler lorsqu'il lui arracha le nœud de son bustier...

--Le_soldat_noir a écrit:
"Regardes bien ton homme dans les yeux, je t'autorise même à lui dire adieu, car c'est la dernière fois que tu le verra... S'en est fini de toi ma belle..."


Elle regarda Alek dans les yeux, sans savoir ce qu'elle devait lui dire, sentant son cœur s'accélérer... Soit elle lui avouait maintenant qu'elle l'aimait profondément, soit elle emporterait ça avec elle...

Des larmes se mirent à rouler sur ses joues... Cette fois, elle avait peur...

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